Jules prisonnier de guerre à Soltau chapitre 4 2


Jules prisonnier de guerre à Soltau chapitre 4

4) L’arrivée au camp

Après de multiples péripéties, dont un passage par le camp de Munster, il est décidé que les prisonniers doivent aller au camp de Soltau.

Ce camp est aussi appelé le « camp des Belges ».

Chacun est renseigné sur une petite fiche qui contient les renseignements principaux :

Cette fiche est écrite à la main . « Brigad. » renseigne sur le grade (brigadier), artillerie de forteresse, 3ème bataillon, PB veut dire prisonnier belge numéro 853.

Tous ces documents sont référencés sur le site des archives du  CICR, cliquez ici pour en savoir davantage sur le merveilleux travail d’archivage qui a été réalisé.

Voici la page du registre d’entrée au camp :

On peut lire le nom de Jules dans le bas de la liste.Il était alors au camp de Munster en novembre 1914.

La liste suivante montre les prisonniers enregistrés à Soltau au mois de mai 1915 :

Là-bas, les hommes sont regroupés dans des baraquements. L’hygiène est difficile à maintenir car il n’y a pas beaucoup de savon, et la faim est toujours bien présente. 

Sur cette photo, tu peux apercevoir les baraquements dans lesquels les prisonniers dormaient, sur un lit de paille.

 

Chaque prisonnier reçoit environ 300 g de pain par jour,  et de la soupe. Chacun garde son pain dans sa poche, pour ne pas qu’on lui vole, et pour le préserver des rats ! L’origine du pain est souvent douteuse, car le pays manque de céréales. On fabrique même de la farine avec de la paille ou de la sciure de bois!

La soupe est souvent très claire, à base de rutabagas ou de pommes de terres. Il va sans dire que les estomacs criaient souvent famine!

Le rutabaga est un légume-racine.

 

Sur cette photo, on peut voir des prisonniers qui se déplacent pour aller chercher leur soupe.

Ils se servent de bassins, qu’ils utilisaient aussi pour se laver!

Ils boivent du café, qui est une mixture fabriquée à base de glands et de grains.

Le résultat d’une aussi mauvaise nourriture ne se fait pas attendre.

Certains chanceux, de familles plus aisées, reçoivent parfois des colis de leurs parents. Ces envois arrivent éventrés et parfois moisis, mais ils aident quand même à survivre.

Les autres tombent souvent malades car ils manquent de tout!

 

 

Voici une carte envoyée par Jules à sa famille. De quoi parle-t-elle?

 


Il faut attendre plusieurs mois pour voir apparaitre des espèces de petits magasins appelés « cantines ». Là, on peut se procurer les articles de première nécessité, mais à prix d’or bien évidément!

 

Ce sont les prisonniers eux-mêmes qui s’occupent des cantines.

 


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